12 juin 2009

Mes amis les nuages







« Ma mère ne s’y trompait pas. Quand elle me trouvait l’air absent, elle me disait souvent « tu te balades encore dans les nuages » et de m’inviter à descendre de mon nuage aérien. Ce qu’elle ignorait, c’est que je n’étais pas dans un carrosse porté par des nuages : j’étais nuage. Cette identification à l’élément évanescent me faisait pressentir, une fois de plus, mon destin d’errant, en marge de cette montagne aussi insaisissable qu’inaccessible. »

Photo 1 : porte nuage près de la rue Santos Dumont dans le 15e . Photo 2 : coussin Noussnouss. Photo 3, 4, 5 : Carl Kleiner. Photo 6 : Robe La casita de Wendy. Texte : François Cheng se prend pour un nuage dans Le Dit de Tian-yi.

11 juin 2009

Tous à la bibli !





En France, on les appelle les BCD, bibliothèque centre documentaire d'école. Celles-ci sont new-yorkaises et je les adore !
Plus d'infos sur le projet ici.

10 juin 2009


Je suis en "vacances" et mon ordi a pris la clef des champs.*
Vu ici

8 juin 2009

Un samedi au Quai Branly



J’ai aimé les « jupes 1000 plis » des femmes Miao. On dit que l'idée du plissé est venue à une femme en regardant les lamelles du dessous des champignons !

Photos : 1. Pays dignois / 2. Véra May.

7 juin 2009

Tout est plein d'âmes !





Ils sont de retour de l'Afrique, de l'Espagne ou du Portugal. Certains ne font que passer pour rejoindre les Pays scandinaves et baltes pour s'y reproduire, en empruntant des couloirs forestiers de migrations, bien connus des spécialistes. La vague migratoire devrait atteindre son pic, toutes espèces confondues, à la fin du mois de juin. Le réchauffement climatique perturbe-t-il leur cycle de migration ? Faut-il les considérer comme potentiellement aptes à la diffusion de l’épizootie de grippe ? Questions...

Abats-jours migrateurs de Rune Guneriussen découverts via le blog 4°D.

6 juin 2009

Le tissu du jour


Photo : Pernille in Africa. Via le blog (and shop) A ervilha cor de rosa que j’aime entre autres pour ses tissus africains.

4 juin 2009

She's streetgumming.






"Léopoldine révèle un quotidien coloré aussi énigmatique que poétique comme Streetgumming, action réalisée à New york, Osaka, Paris, Moscou et Bruxelles, qui consiste à peindre en rose les vieux chewing gums collés sur les trottoirs…"
Source : Cnap
Color Me Bad - Léopoldine Roux, Exposition du 11 juin au 1er Août 2009 à la Fondation Bullukian à Lyon

3 juin 2009

La minute gazeuse


« Dans chaque mot et chaque lettre, il y a un oiseau aux ailes repliées, qui attend le souffle du lecteur.
Et lorsque le lecteur interprète, l’oiseau déploie ses ailes,
et il ne faut pas oublier de sauter sur son dos,
pour monter vers l’infini. »

Cité par Marc-Alain Ouaknin. Lisez ici c’est planant !
Photo : Marina Camargo découverte via le blog Morning By Foley.

30 mai 2009

Du soleil dans les doigts



Du soleil à conserver, pour ne pas être trop dépourvu quand la bise reviendra.

Photo : Caleidoscopio

29 mai 2009

Cheveux d'ange



Devon, Angleterre - Un homme qui s'était fait couper les cheveux a découvert qu'ils avaient été collectés par trois oiseaux qui s'en sont servis pour faire leur nid dans son jardin.

Si l'on en croit l’histoire de M et Mme Williams, les oiseaux s’accommodent volontiers de la matière « cheveu » pour fabriquer un nid.

Cette jolie photo de Lenaah est donc à peine extravagante.

Via le blog d'Elena Relucio.

Après j'arrête avec les arbres

Mais celui-ci me plaît aussi.

Arbre facétieux de SamuelFrançois

28 mai 2009

Comment instrumentaliser le travail d’un artiste au profit de métaphores tout à fait personnelles





La peur s’infiltre dans mon corps. (Il faut rajouter "insidieusement". Notez que les infiltrations sont toujours "insidieuses".)

Je sais qu’elle va se répandre jusqu’à mon effritement, tracer sa route de façon aléatoire et sûre, pénétrer partout dans toutes les brèches, élargir les fissures. Jusqu’à ce que mes mains ruissellent.

Il faut d'urgence contrer la peur. Réparer, combler, boucher, colmater, arrêter les dégâts quoi : en jouant, avec trois Légos, pourquoi pas.

Le projet Dispatchwork est une réalisation de Jan Vormann du collectif « 20 Eventi ». L’idée est de combler les trous des murs dus à la 2nde guerre mondiale.

Inversement

Après vous avoir montré des arbres vêtus, je trouve ça marrant ces images de tissus.

Comme si à l’inverse, on avait extrait de l’arbre une peau, un vêtement. Voici les arbres les plus nus des forêts suédoises.

Vu sur Textil Stil.



24 mai 2009

Dans les forêts finlandaises…







Deux magiciennes de la forêt : Kaija Papu (pour les costumes d’arbres) et Jonna Pohjalainen (pour les crayons de couleur).

On ne se brode pas tous les jours les jambes



« On ne se brode pas tous les jours les jambes. C’est quand même une grande affaire. Il faut avoir une occasion spéciale. Or, cette année-là, je mariais ma soeur. Et de fil en aiguille, c’est à ce mariage que j’ai rencontré mon mari. J’avais essayé quantité de robes, pour faire la demoiselle d’honneur, mais la plus jolie était si courte qu’il fallait tout de même habiller un peu les jambes. C’est plus frais, c’est estival — le mariage était fixé pour le 10 juillet. Pour ma famille, les broderies de peau gardent une connotation archaïque. Ma mère, par exemple, est du genre à confondre piercing et mutilation, broderie et mariage arrangé. Elle sous-estime totalement le come-back de la broderie. Bref, je ne savais pas à qui m’adresser. Il existe bien des officines spécialisées, les mêmes où on vous les épile, les jambes, où on vous fait le « maillot » et les aisselles, où l’on vous teint cils et sourcils. Mais les quelques amies qui s’y sont fait broder n’ont jamais été contentes du résultat. Le fil est grossier, le motif vulgaire, les couleurs flashy.

Je me suis dit : pourquoi ne pas essayer moi-même ? »

Tout comme la photo de Nicole Tran Ba Vang, ce texte de Marie Darrieussecq est dingue. La suite, c’est génial et c'est : ici.

20 mai 2009

Je prends la 6 et vous ?









Sur Flickr : Stéfan – REM - mumu29 – Lnpom – Jean-pierre Jeannin - JamesAshburn - Dougalug

18 mai 2009

Association




J’aime bien Amadou Hampâté Ba quand il compare la « loi de balancier qui fait se succéder régulièrement dans la vie, les hauts et les bas » avec le mouvement des « pieds du tisserand qui s’élèvent et s’abaissent sur les pédales de son métier ».

Il dit d’ailleurs qu’ « en Afrique de la Savane, le métier du tisserand symbolise, entre autres, l’impermanence des choses et le mouvement qui est l’une des grandes lois de la vie. »

Quoi de plus cyclique et "impermanent" que le monde végétal ?

Quand j’ai lu ça, je me suis dit que les tissages végétaux de Marie-Noëlle Fontan partageaient un peu la sagesse d’Amadou Hampâté Ba…

17 mai 2009

76 et 78 rue Mademoiselle dans le 15e





Dans la vraie vie, lézards et ratons laveurs se regardent en chiens de faïence.

Mais, là, qu’est-ce que c’est que cette histoire ?

Si Jean de la Fontaine avait vu cette porte, il en aurait fait une fable, non ?