17 août 2009

Cueillette et tempérament




Il y avait des amandes mais peu et elles étaient dans les branches hautes de l'arbre.

J’avais plutôt le réflexe de me baisser, j'ai commencé à glaner. Il faut savoir laisser errer son regard, attendre qu’il devienne affûté de la même façon que, dans une chambre noire, on attend quelques minutes pour distinguer les ombres. Maman cherchait à grappiller, se grandir, étirer ses bras. Elle jetait même un bâton qui atteignait les branches et faisait tomber quelques amandes.

Ça m’a fait penser au film les Glaneurs et la glaneuse d’Agnès Varda. Puis j’ai déduit de ces deux attitudes une différence de caractère comme celle qui fait que ne se ressembleront jamais celui dont l’écriture penche vers la gauche et celui dont les lettres vont de l’avant.

2 commentaires:

beatrice De a dit…

Connaissez-vous le *horchata* ? lait d'amande en Espagne, ou du moins à Minorca, où il y a beaucoup d'amendiers. Délicieux et rafraichissant. Dans les bistros, en boîte ou naturel.

Marie-Es a dit…

Jamais goûté mais ça devrait me plaire !